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Carol Poulin consacre 150 heures à la restauration de certaines œuvres. Il lui arrive, si on lui confie une grande pièce, d'y travailler jusqu'à trois mois. Avec une minutie et un souci incroyable du détail, il redonne, de la façon la plus authentique possible, l'intensité des couleurs de tableaux anciens, datant parfois de 100 ou 200 ans. Faire jaillir la vérité plastique et poétique, que le temps et les hommes ont masquée : c'est le défi qu'il relève quotidiennement.
Restauration 01
Portrait, huile sur papier marouflé sur panneau, 50 x 40 cm,
collection privée.

«Un jour, un ami m'a apporté une petite toile en me demandant de la restaurer.» Il a aimé. En a fait d'autres. Plusieurs. Puis une galerie importante de Montréal lui a confié des toiles: des cas difficiles. De plus en plus difficiles. «Il y a eu beaucoup de recherche à faire à travers les documents muséologiques, des visites de centres de restauration reconnus, des lectures de livres, des conférences et congrès internationaux et du travail avec des restaurateurs reconnus qui ont œuvré au Centre de Conservation du Québec, ce qui lui a donné l’assurance de la bonne marche de ses méthodes de travail...»
 
Restauration 02
Sur la table de l'atelier s'étale une toile sans signature, sèche comme un papier sablé, sans éclat. « Un Plamondon si l'on se fie à la manière de peindre les anges. Il en a fait beaucoup comme celle-là pour les églises », précise-t-il. Or, en matière d'art religieux, il est une bonne référence. Comptant des œuvres de grande dimension de l'église de Saint-Hilaire, soit des Ozias Leduc, dans la foulée de ses réussites.